lundi 16 novembre 2015

Traitons le probleme de l'immigration avec courage et sans tabou

Après les attentats du 13 novembre, après le débordement d'émotion, de solidarité et d'hommage, l'inutile "pas d'amalgame" et la belle union nationale, l'heure est venue de tirer des conclusions. Cet article se décline en trois parties et sur trois jours : 


1/3 Arrêtons avec l'islam intouchable 

2/3 Traitons le problème de l'immigration avec courage et sans tabou

3/3 Réagissons à l'intérieur, comme à l'extérieur



Ces trois articles sont à retrouver sur De l'émotion à l'action
       

Traitons le probleme de l'immigration avec courage et sans tabou




Comme le dit Pierre Manent: « le politiquement correct est la langue des gens qui tremblent à l'idée de ce qui pourrait arriver s'ils arrêtaient de se mentir ». Les criminels sont parmi nous, nous le savons, mais nous refusons d'y penser. Et dès que nous fermons les yeux, ils ouvrent le feu. Nous sommes responsables de la peur qui nous envahit, parce que nous accueillons ceux qui nous terrorisent et parce que nous permettons et amplifions leur action.
Deux hommes recherchés par la police française dans le cadre des attentats ont été enregistrés en Grèce comme demandeurs d'asile cette année, a annoncé la police grecque samedi. Est-ce vraiment une surprise?





Aveuglé par une aide humanitaire subite, le mauvais élève français a copié son voisin allemand. Par une générosité excessive et intéressée qu'elle regrettera, le 6 septembre 2015, Angela Merkel a annoncé que l'Allemagne accueillerait 800 000 demandeurs d'asile cette année, quatre fois plus qu'en 2014. Plus raisonnable, le président Hollande en demande 24 000. Les pays font leurs courses sur le marché syrien, mais le panier français est sur le point de craquer. Pourquoi ? Tout simplement parce que la France, à la différence de l'Allemagne, ne sait pas fermer ses frontières et ne peut plus accueillir de migrants. Ce doux rêve des socialistes d'un pays accueillant et ouvert a laissé place au cauchemar d'une réalité qu'ils nient de peur de devoir faire face à une situation qui ne leur conviendrait pas. 


En 2005, Richard Castéra, inspecteur général de l'administration, se voit confier par le ministre de l'intérieur une mission d'évaluation des « capacités d'accueil de la France et de ses besoins ». En 2006, il rend un rapport d'étapes dans lequel il estime que la France doit accepter le fait que ses capacités d'accueil ne lui permettent pas d'intégrer dans de bonnes conditions les flux migratoires qu'elle admet chaque année. À une période où des masses humaines traversent les continents et franchissent les mers en quête de l'eldorado, l'immigration zéro est une utopie. Cependant, encadrer, réguler et limiter les flux migratoires est possible. Nous essayons de les limiter, mais ne les encadrons toujours pas. Nous ouvrons nos frontières en sachant pertinemment que nous courons le risque de faire entrer des terroristes. Alors, lorsque des attentats comme ceux de vendredi arrivent, nous ne pouvons nous en prendre qu'à nous-mêmes, ou du moins à la politique migratoire du gouvernement actuel.

Pour Abdul Basit Haroun, conseiller du gouvernement libyen, le danger est avéré : l’État islamique dissimule bel et bien des terroristes parmi les migrants. « Ils se tiennent à l’écart des autres et n’ont absolument pas peur à bord des bateaux », a-t-il confié au micro de BBC Radio 5, précisant tenir ses informations directement des passeurs. Quelques semaines plus tôt, Gilles de Kerchove, coordinateur de l’UE pour la lutte contre le terrorisme, dressait le même constat : « Nous devons être vigilants. Il est relativement facile de pénétrer dans l’Union européenne quand on se mêle au flux de migrants ». « Il peut y avoir des terroristes qui se cachent parmi les migrants », a admis en début de semaine Jens Stoltenberg, secrétaire général de l’OTAN. « Il est important que l’UE agisse maintenant en ce qui concerne les réseaux criminels, le contrôle des frontières et l’immigration. » Ses craintes n’ont pas tardé à se vérifier. Abdelmajid Touil, un Marocain arrivé en Italie trois mois plus tôt sur une embarcation clandestine, a été interpellé, soupçonné d’être lié à l’attentat du musée du Bardo à Tunis, qui avait fait 21 morts. Le ministre de l’Intérieur Angelino Alfano se félicite, l’opposition est scandalisée : « Incroyable que ce gouvernement, au lieu de nous défendre de ces coupeurs de gorge, ait transformé le pays en une plateforme pour les terroristes », s’indigne Daniela Santanche, de Forza Italia. Bien-sûr, ce n’est pas le seul moyen pour les terroristes d’entrer en France, mais c’est de loin le plus pratique, le plus rapide et le plus sûr.

Pour lutter contre ce phénomène, la Commission européenne prevoît d'aider les pays d'Europe face à l'arrivée des migrants. L'Italie, la Grèce, la Grande-Bretagne et la France devraient en bénéficier. Selon Christian Estrosi, maire de Nice, la bonne solution serait de stopper les flux de migrants car « nous n'avons pas les moyens de les accueillir et les loger avec la dignité nécessaire ».

Il ajoute:  « Surtout quand nous ne pouvons pas répondre à des centaines de milliers de Français en termes de chômage et d'emploi. Et, dans ces migrants, on le sait, il y a des terroristes de Daech qui s’infiltrent. L'Europe devrait prendre des mesures de fermeté et d'immigration avec un blocus aérien et maritime. Et elle devrait s'attaquer aux passeurs qui affluent dans la corne de l’Afrique ».

Stoppons le débat stérile de l'amalgame, du patriotisme excessif ou du racisme omniprésent et retrouvons ce qui concerne tous les Français : la sécurité. La solidarité éphémère et provisoire des Français va laisser sa place à une action réfléchie et, on l'espère, conséquente. Prenons le problème migratoire, non pas comme la chasse gardée d'un Front National dangereux, mais comme l'unique porte de sortie d'une situation que nous devons traiter avec sérieux. Arrêtons de nous faire peur inutilement et, au lieu de sans cesse réagir, cette fois-ci, agissons. Effaçons l'influence intéressée de nos voisins et oublions pour quelques instants notre haine infondée pour Marine Le Pen et son parti. Bien qu'étant particulièrement en avance sur le débat migratoire, il est regrettable que l'immigration soit inévitablement associé à l'image d'un parti fasciste et autoritaire, alors que la question concerne tous les politiques. Il est évident que sur le long terme, ces « réfugiés politiques » acquerront la citoyenneté française. Révisons cette facilité de faire de nos bourreaux des Français lambdas, limitons les flux migratoires que nous ne saurions accueillir. Pour éviter de nouveaux évènements terribles comme ceux de vendredi, il nous faut prendre le mal à sa racine. Si nous hébergeons des terroristes, si nous subissons des attentats, il existe une raison à cela. La France doit revenir là où tout a commencé, là où elle a laissé feu islamiste brûler,  pensant l’avoir éteint.

9 commentaires:

  1. J'aime ce ton personnel, engagé, documenté et agréable à lire!
    Permets moi tout d'abord de contester la dialectique utilisée par monsieur Estrosi: "Nous n'avons pas les moyens d'accueillir et de loger les migrants avec la dignité nécessaire... surtout quand nous ne pouvons pas répondre à des centaines de milliers de Français en termes de chômage et d'emploi". C'est une tournure rhétorique qui laisserait imaginer que la venue des migrants menacerait directement les emplois des "vrais français". Je suis toujours méfiant vis-à-vis de ce genre de propos qui, de manière discrète mais réelle, nous repli sur nous-même, nous pousse à l'égoïsme et à la stratégie du "moi d'abord et on verra ensuite pour les autres". La véritable grandeur d'une nation ne se mesure pas seulement dans son profit mais dans la force de ses valeurs vécues. Et quelle serait la valeur d'une nation qui, au nom d'une soi-disante défense de son propre bien, se fermerait au cri du malheureux? L'Evangile est très clair là-dessus...
    "La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, disait Michel Rocard, mais elle doit en prendre sa part". Voilà une phrase plus équilibrée: NON! nous ne pouvons pas fermer nos yeux et nos cœurs à la misère du monde! Et NON! nous n'avons pas à accueillir toute cette misère et dans n'importe quelles conditions. Entre fermeture radicale et ouverture inconsciente de nos frontières, la place existe pour une réponse juste et charitable, c'est-à-dire qui prend les moyens de juger de la réelle capacité d'accueil du pays (ils nous mentent ceux qui nous disent que nous n'avons pas la capacité d'accueillir!!!) mais aussi de sélectionner les personnes accueillies (à voir selon quels critères). "Encadrer, réguler, limiter les flux" selon ton expression...
    La question est complexe. En effet, laisser entrer des terroristes, c'est tendre le bâton pour se faire battre. Mais laisser mourir des malheureux pour éviter aux terroristes d'entrer, c'est consentir à faire le jeu de ces-derniers, eux qui ne croient pas en nos grandes valeurs de liberté et de solidarité...

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    1. Je vais laisser Augustin te répondre mais j'aimerai juste soulever une interrogation : pourquoi les migrants devraient immigrer ? En d'autres termes, je pense qu'avant de chercher à les loger dans nos pays occidentaux, il faudrait les aider DANS leur pays.
      Nous n'avons pas vocation à accueillir des migrants économiques qui ne cherchent qu'à gagner plus d'argent. L'essentiel est, à mes yeux, de participer au développement des pays que quittent les migrants.

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  2. La seule définition du mot accueillir pourrait t'éclairer: "Avoir la capacité de recevoir des gens, de les héberger". La vérité, c'est que nous ne sommes pas capables d'accueillir, à proprement parler, des étrangers comme des français. De nouveaux affrontements ont opposé les forces de l’ordre à des dizaines de migrants, dans la nuit du lundi 9 novembre, en contrebas de la rocade menant au port de Calais. Les gaz lacrymogènes ont répondu aux jets de pierre et un important dispositif policier a été mis en place. L’accès à la rocade a alors été fermé. Des riverains de la route de Gravelines, entre peur et colère, ont attendu toute la nuit le retour au calme. La circulation vers le terminal ferry a pu reprendre en milieu de matinée. Tout ça parce que nous ne savons pas accueillir. Si nous voulons accueillir, il faut y mettre les moyens. Et si nous ne mettons pas les moyens pour les quelques 3,5 millions de sans abris que nous comptons en France, comment espérons nous les mettre pour ces "réfugiés politiques"? Mais ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit: il ne s'agit pas de les refuser, mais d évaluer si à chaque migrant entré, un toit digne l'attend pour "l'accueillir".
    La charité est un doux concept qui existe à l'échelle humaine mais qui disparaît dans la politique, étouffé par l'intérêt. L'intérêt est personnel, il est néfaste pour la communauté, mais il existe et nous y sommes contraints en permanence (il nous est parfois bien utile, je te l'accorde). L'Allemagne, le Liban, ces grands modèles de générosité, agissent d'abord par intérêt: ils ont besoin de peupler leur pays respectif. La charité apparaît au second plan. Il y a la charité vraie et la charité inconsciente. Si l'homme malheureux, pour être heureux, nuit au bonheur des autres, la situation est inchangée, voire pire. Et en France, c'est ce qui risque d'arriver à chaque fois qu'un migrant entre sur le sol français. Le but est de trouver le juste compromis. Il faut une charité équitable, une charité consciente. Et cette charité-là, elle se trouve là où tout commence: dans leurs pays meurtris par la guerre. Les accepter en France, même si cela engendre des conséquences multiples et néfastes, c'est d'une gentillesse provisoire. Nous ne leur rendons qu'un service temporaire, il ne faut pas qu'il devienne éternel. Le véritable problème ne se résoudra pas comme ça et au lieu d'essayer à tout prix d'avoir bonne conscience, il faut stabiliser leurs pays pour qu'ils s'y sentent en sécurité. Là, nous leur rendrons un vrai service.

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  3. La charité, un doux concept? La charité est la seule voie qui soit la hauteur de l'homme! Ce n'est pas un concept, c'est une vérité à vivre!!! Et une vérité à vivre non seulement au niveau personnel mais également au niveau social, ou alors, la mort du Christ sur la Croix n'aura rien changé à la face de la terre, elle n'aura rien changé au cœur de l'homme.
    Concrètement maintenant, pour éviter d'en rester à un doux concept, je maintiens que nous avons les moyens d'accueillir des personnes sur notre territoire de même que nous avons les moyens de venir en aide à nos pauvres. La question n'est pas de savoir si nous avons les moyens mais de savoir si nous les utilisons en ce sens, si nous voulons vraiment venir en aide aux plus démunis. La bonne conscience, comme tu dis, est ce qui nous permettra d'orienter les moyens vers ce qui est juste et bon. Le problème est là, voulons-nous agir en vue de ce qui est juste et bon où sommes-nous mus par l'intérêt, le profit et le pouvoir? J'affirme que nous ne construisons vraiment la paix que quand nous œuvrons en vue de la justice: rendre à chacun ce qui lui est du! Aussi, à nous d'orienter nos moyens pour que tout homme ait un toit, un travail et des conditions favorables pour élever sa famille! A nous d'orienter nos moyens pour donner à celui qui fuit la persécution et la mort l'accueil humain que sa dignité d'homme mérite.
    Je suis d'accord avec toi, le meilleur service que nous ayons à leur rendre, c'est de leur permettre de rester chez eux dans des conditions dignes. Oui, stabilisons leur pays (même s'il ne suffit pas de le dire pour que cela se réalise...). Mais en attendant, que fait-on de ceux qui sont là? Ferme-t-on les yeux sur leur détresse en prétextant que nous ne pouvons pas les accueillir?
    Je crois que si nous ne voulons pas les accueillir, c'est qu'au fond nous comprenons que l'investissement qui est requis de notre part n'est pas simplement financier, mais qu'il est surtout humain. Quand nous avons eu besoin de développer notre pays, nous avons fait appel à une immigration maghrébine et là, nous avons trouvé de la place pour tout le monde... Le problème est que nous n'avons pas travaillé sur le plan humain à leur intégration. Aujourd'hui nous en payons le prix... De même, nous avons la capacité d'accueillir certains migrants, au sens propre du terme. Nous trouverons toujours un toit pour les abriter (de même qu'il y aura toujours un toit pour les 3,5 millions de sans abris, mon expérience auprès de ces personnes me faisant dire que le problème est ailleurs que dans les places disponibles.). Mais trouverons-nous des hommes et des femmes disposés à les accompagner fraternellement pour que leur intégration se fasse? C'est cet investissement là que nous ne voulons pas réaliser, ne nous le cachons pas.
    Enfin, la charité n'est jamais inconsciente, au risque de ne pas être. Il ne s'agit pas d'accueillir tout le monde! il ne s'agit pas de faire place aux terroristes! Il ne s'agit pas de vivre en "bisounours"! Mais il s'agit de renoncer à cette illusion que l'étranger est un danger par le simple fait qu'il est étranger. L'étranger qui souffre, c'est ton frère qui meurt à la porte de chez toi. Qui veux-tu être? Le prêtre et le lévite ou le samaritain? Si tu décides que tu dois faire quelque chose parce que la dignité d'un homme vaut toujours la peine d'être sauvée, alors tu trouveras une solution juste et équitable, dans la mesure de tes moyens. Si tu décides que tu ne peux rien faire, alors rien ne se passera, sinon une injustice de plus à ajouter au compte des injustices du monde...

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  4. Mon cher Elie, je te réponds également.
    Penses-tu qu'un homme accepte de quitter sa terre, ses origines, son travail (beaucoup des migrants syriens avaient des hauts postes avant le début des perturbations), ses amis et tout ce qui le fait vivre au risque même de perdre sa vie au cours du voyage juste parce qu'il est attiré par un soi-disant Eldorado occidental? Non, il fuit parce qu'il veut faire vivre sa femme et ses enfants et que s'il reste dans son pays, c'est la mort. Une règle très simple qui éclaire l'agir peut être appliquée: "fais à l'autre ce que tu aimerais que l'on te fasse". Si tu étais dans cette situation de détresse et que tu craignais pour la vie de tes enfants, qu'aimerais-tu que l'on fasse pour toi?
    Je partage en tout cas ton avis sur un point, moi, j'aimerais que l'on m'aide à rester chez moi et à y élever ma famille dans des conditions dignes. Et sinon, je pense que comme eux, je serais parti en espérant croiser la route de quelqu'un qui comprendrait ma détresse...

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  5. Bonjour à tous, Bravo excellent article,
    Vraiment des sources très intéressantes,
    Mais toujours la même remarque, et je m'appuie sur votre discussion : je trouve qu'il reste quelques expressions simplistes, ou trop sûre de toi (si je me permet),
    Par exemple dès l'introduction "il est l'heure de tirer des conclusions, et je te balance ce qu'il faut penser. Je caricature, mais comme nous le répète incessamment mon prof de géopo, la vérité est complexe,
    Et quand tu nous dis que pour toi, "avant de chercher à les loger dans nos pays occidentaux, il faudrait les aider dans leur pays.
    Nous n'avons pas vocation à accueillir des migrants économiques qui ne cherchent qu'à gagner plus d'argent. L'essentiel est, à mes yeux, de participer au développement des pays que quittent les migrants.", sache que justement il a été remarqué qu'un très bon moyen d'aider les pays en développement était d'accueillir leurs citoyens, qui (les études ne sont pas très claires la dessus, mais de manière générale, et d'après des témoignages) s'intègrent assez bien, gagnent leur vie, et envoient une belle partie de leur argent à leur famille, restée au pays. Et cet argent est un soutient réel aux économies locales, en tout cas d'avantages que n'importe quelle aide financière occidentale qui arrive brutalement dans des gouvernements qui ne les gèrent pas de manière optimale...
    Enfin, voilà pour un aperçu de la Complexité qui nous rend plus humbles

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    1. Merci Blaise pour tes conseils! C'est vrai que la théorie de la complexité est intéressante et assez juste parce qu'elle peut expliquer finalement beaucoup d’événements
      Pour aider au développement des pays les plus pauvres, je pensais plus à un travail style ONG qui aide concrètement les populations locales en leur aidant à produire de l'électricité ou en installant des pompes à eau par exemple
      Parce que justement le problème c'est que TOUS les immigrés ne s'intègrent pas ce qui cause forcément des situations proches de l'anomie et qui les rendent perméable au discours islamiste...

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  6. http://www.famillechretienne.fr/politique-societe/monde/immigration-ce-que-dit-l-eglise-172106/les-migrants-un-pape-scotch-brite-et-moi-172322

    http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/04/16/01016-20160416ARTFIG00051-la-tristesse-du-pape-a-lesbos.php

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