samedi 14 novembre 2015

Face au terrorisme, restons unis

"Dire que pour moi ces explosions étaient des feux d'artifices... C'étaient en fait des gens qui mouraient." Le vendredi 13 novembre 2015, Paris était de nouveau touchée par des attentats islamistes. Panique pour toute la ville, trois fusillades, trois bombes autour du stade de France, une prise d'otages au Bataclan, 128 morts et une centaine de blessés graves.

On sent un arrière goût de Charlie Hebdo, le 7 janvier 2015. Ces attentats avaient marqué le pays, tous les français, même les musulmans. On se souviendra de ce musulman, qui se tenait à l'écart lors des manifestations à Rennes avec une petite pancarte "Je Suis Charlie".




Ces attentats soulèvent plusieurs problèmes. Tout d'abord, les français ne se sentent plus en sécurité dans leur pays. Ils deviennent islamophobes. La liberté d'expression a pris un coup après Charlie Hebdo. La peur de l'Etat Islamique et d'Al-Qaida est de plus en plus grandes. Ces organisations, dont nous savons en réalité peu de choses à part le nom et les actes, deviennent comme des grandes ombres qui observent le monde de haut, attendant le moment propice pour un nouveau coup d'éclat, pour rappeler de temps à autre qu'elles sont toujours là.

On observe aussi la montée de la droite radicale dans les suffrages français. Une majorité de la population ne serait visiblement pas gênée de voter Front National. En effet, ces votes vont encore augmenter après ce qu'il s'est passé. La proposition d'une fermeture totale des frontières, un rejet total des étrangers paraissent alléchantes aux yeux un peuple qui a été la cible de deux attentats en moins d'un an.


Nous ne pouvons plus attendre, nous n'avons plus le droit d'attendre que d'autres attentats se produisent, que d'autres gens meurent pour agir, pour tenter de contrer ces puissances. Nous devons nous unir pour lutter contre l'islamisme, et pour réhabiliter l'islam en tant que religion égale des autres, pour rétablir les musulmans comme des croyants similaires à tous les autres. Ils ne peuvent plus être assimilés à des terroristes, alors que même des Français partent s'engager pour combattre dans les rangs de Daech en Syrie et en Irak. Nous ne pouvons pas non plus laisser la droite radicale agir parce que les socialistes et les républicains se sont montrés hésitants. Nous avons besoin de dirigeants fermes, pas radicaux. Des modérés avec des objectifs clairs, d'une part pour redresser notre pays, d'autre part pour l'aider à effacer de sa mémoire ces sanglants attentats.

Nous avons déjà trop attendu pour agir. Il est plus que temps. Même si une nouvelle guerre doit commencer, elle sera différente des autres. Elle ne confrontera pas une nation face à une autre, mais un courant radical a l'humanité toute entière. Une minorité considérée comme barbare par l'humanité. La communauté internationale dans son ensemble doit prendre compte du danger qui plane sur la démocratie, l'égalité, les libertés d'expression, de circulation, le droit à la sécurité. Sans l'appui de toutes les nations, et plus particulièrement des nations arabes, nous ne pouvons parvenir à éliminer l'islamisme.



Nous avons tendance à croire que notre monde tourne uniquement autour de l'économie, la finance, l'argent, l'argent et toujours l'argent. Mais avant l'argent et la bonne santé des PIB des puissances du G20, il y a d'autres priorités. La protection de l'environnement, pour que nous puissions continuer à vivre sur notre planète, que nos ancêtres nous ont léguée et que nous aspirons à léguer aux générations futures. Mais pour pouvoir protéger l'environnement, il faut d'abord protéger, nourrir, permettre a l'humanité d'être heureuse, et a tous les hommes d'être libres, égaux, heureux.

Nous ne pouvons vivre heureux sous la pression d'une peur constante, celle de mourir en s'exprimant librement, comme l'ont fait les dessinateurs de Charlie Hebdo et comme certains journalistes du Moyen-Orient le vivent au quotidien. Nous devons tous nous unir pour notre propre bien-être, en faisant appel à la raison, à la solidarité humaine, au nom de la liberté et du bonheur de chacun des sept milliards d'hommes.

Il devient vital d'agir. Plus nous attendons, plus ces mouvements s'étendent et prennent de l'importance. Plus nous continuons à discuter pour les intérêts de chacun, plus ils ont le temps pour tuer d'autres de nos frères. Nous ne pouvons pas vivre dans la peur ainsi. La force islamiste a été sous-estimée trop longtemps, et il est plus que temps, aujourd'hui, de la détruire.

Dans les guerres de religion, le christianisme a toujours été la religion qui visait à écraser toutes les autres. Ici, une paix négociée n'est pas possible. La paix doit donc être obtenue par la lutte, et cette lutte doit être entière, de la part de tous les dirigeants de cette planète, qui ont une dernière chance de jouer leur rôle premier : celui de protéger les populations.


Aujourd'hui, j'ai seize ans, et je n'ai pas envie de voir le monde sombrer dans le chaos, alors que j'ai encore trop de choses à apprendre. Notre génération, non pas entièrement abrutie par les réseaux sociaux ou d'autres clichés de ce genre, a énormément de choses à dire, à apporter, mais n'est malheureusement pas prête à mener une guerre enclenchée par les hésitations de ses prédécesseurs. Il est plus que temps d'agir, la paix n'est pas éternelle et ne reste pas parce qu'on a besoin d'elle.



Louise Pitré

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