mercredi 24 février 2016

Ideapolis, le laboratoire d'idées qui questionne le système actuel

La France va mal. Les intellectuels, de Zemmour à Baverez en passant par Finkielkraut, se plaisent à disserter sur son déclin, qu’ils présentent comme inéluctable. Notre économie est en panne. Notre société se déchire. L’espoir semble mort. En tant que jeunes, nous ne pouvons l’accepter. Il est urgent de remonter aux racines du problème qui ronge, détruit, abat la France depuis des décennies : la crise de la démocratie.

L’abstention est au plus haut et les Français ne croient plus en la politique, ils fustigent en masse les politiciens, le thème d’extrême-droite du “Tous pourris” revient en force. 

Nous devons lutter contre cette dérive politicienne en revenant aux fondamentaux : reformuler notre rapport aux institutions, la base de la République ; questionner ce qu'est aujourd'hui la démocratie, la remettre en question par rapport à ce qu'elle devrait être. 
Et de même pour la politique : rappelons que, stricto sensu, c’est la science qui recherche le bien commun, qui promeut l’intérêt collectif sur les aspirations particulières. Relisons Machiavel, Hobbes et Tocqueville afin de retrouver le sens profond de la politique. 


D’autant plus que l’essor des nouvelles technologies nous ouvre à nous, la génération Z, de formidables opportunités. Le renouvellement de la démocratie pourrait donc passer par une nouvelle utilisation des technologies disponibles. 


C’est dans cette logique qu’Ideapolis a été fondé. Ce laboratoire d’idées participatif en ligne remet en cause le système actuel, et espère, par la suite, proposer des solutions plus concrètes. 

Nous avons besoin de vos idées, de vos qualités, de vos observations, bref, de vous. 

Ensemble, nous pouvons renouveler la démocratie.




Vous pouvez dors et déjà suivre la page Facebook d’Ideapolis. Vous y trouverez tout ce que vous cherchez, les liens pour participer au débat en cours, et les articles bilans que nous publions après chaque débat.
Le premier article de synthèse est déjà disponible : Qu'attendons-nous de la politique dans notre vie ?

samedi 20 février 2016

Il faut sauver le soldat français



      « La France est officiellement en guerre contre l’État Islamique », déclarait fièrement François Hollande quelques jours après les attentats du 13 novembre. En plus d’être en retard, il se trouve que le président est hypocrite. Au début de son mandat a été votée la loi de programmation militaire 2014-2019 corrélée au « Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale ». Ce nouveau Livre blanc prévoie la suppression de 33 675 postes, civils et militaires dans les trois armées confondues en cinq ans. Etonnamment, ces objectifs-là, le gouvernement les remplit sans tarder et y éprouve même un certain plaisir. Seulement, le président semble commencer à prendre conscience que, s’il veut mener une « guerre », il va lui falloir des hommes. Alors, en fin stratège, Hollande a annoncé que « les effectifs devraient être revus et adaptés » et a décidé d’alléger la réduction des effectifs dans les armées de 7 500 hommes. Cette solution, simple formalité provisoire, ne répond en rien à la crise militaire que dénonce le général Desportes dans son récent livre La dernière bataille de la France : « L’armée est à bout de souffle. » La France détruit progressivement son armée, réduit ses effectifs, limite son budget, tandis qu’un terrorisme meurtrier menace la population. Il faut sauver le soldat français, avant qu’il ne soit trop tard.



mercredi 17 février 2016

Pouvons-nous encore croire en la politique?


            La politique serait-elle donc finie ? Le temps des grands hommes d’État serait-il révolu? De plus en plus de Français, l'écrasante majorité, n'ont plus confiance en nos hommes politiques. Nos gouvernants ne se consacreraient plus au bien de leur pays mais à la réussite de leurs ambitions personnelles, seraient entré dans le règne de l'argent là où, au contraire, ils auraient du mettre de côté leur soif de pouvoir, et se consacrer à maintenir la grandeur de leur nation. Qu'en est-il donc? Peut-on encore croire à la politique contemporaine?

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vendredi 12 février 2016

Va-t-on vers une nouvelle crise financière ?

Nouveau "jeudi noir" pour les Bourses : le CAC 40 a perdu 4% et est repassé sous la barre symbolique des 4000 points. Malgré les discours rassurants des Banques centrales et de Janet Yellen en tête, le monde de la finance s'interroge, les investisseurs prennent peurs, et si nous allions vers une nouvelle crise, comme en 2008 ?


mardi 9 février 2016

Le travail dominical, nouvelle lubie libérale

La récente loi Macron - vous savez celle du 49.3 ! - inclut un assouplissement en matière de travail dominical, doux euphémisme qui ne masque pas le coup de force libéral. 
Concrètement, la loi prévoie l’ouverture des commerces le dimanche, sans autorisation spéciale cinq fois par an, et jusqu’à 12 au total, sur autorisation du maire. Cet "assouplissement" présenté comme un réel progrès est partie intégrante de la libéralisation entreprise par le gouvernement à propos du travail, thème majeur de notre société. Cependant, en touchant au principe de repos dominical, Macron touche sans s'en rendre compte à une véritable institution, à une tradition, en bref à un héritage culturel. 
Déconstruire cet héritage culturel place Macron dans le panthéon des innombrables déconstructeurs de la France depuis Mai 68. Il siège aux côtés des intellectuels Pierre Bourdieu, Michel Foucault et des politiques Simone Veil, Christiane Taubira, Martine Aubry pour le meilleur et (surtout) pour le pire.



samedi 6 février 2016

Face aux migrants, notre médiocrité

Regarder la souffrance en face
  Devant cette simple photographie, si belle et si symbolique, se brisent tous les populismes, toutes les haines. Dans le drame que traverse l'Europe, s'il est une image à retenir, ce n'est pas celle du millier d'hommes, des migrants, rassemblés pour agresser sexuellement des centaines de femmes, mais bien celle-ci, car elle est nécessaire. Oublions les statuts, oublions nos craintes, fussent-elles légitimes, oublions nos torpeurs, nos désaccords, et regardons l'humanité en face. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. La vague migratoire que traverse l'Europe est en train d'annihiler le rêve européen, cadavre encore fumant, légué par nos illustres utopistes, Schumann, Monnet et Adenauer. Le si admiré modèle scandinave est confronté à des entrées migratoires aussi importantes que celles de la France, et le populisme gagne du terrain dans une société où la question de l'immigration est encore un tabou. A Stockholm, des militants ont été attaqués par des groupes d'extrême droite. Sur les 160 000 réfugiés devant être répartis selon le mécanisme décidé à une échelle européenne, seuls 351 l'ont réellement été. En Europe de l'Est, les gouvernements, tous plus démagogues les uns que les autres, instaurent des mesures drastiques. Personne ne nie que le chemin est difficile, que les chiffres sont importants, que l'intégration sera compliquée, et que les différentes cultures peuvent sembler s'opposer, mais l'Europe doit se fixer un objectif en accord avec son humanisme, avec sa grandeur aussi. N'oublions pas que le Liban accueille presque autant de réfugiés qu'il a d'habitants. Au lieu de se prostituer devant le sultan Erdogan, l'Europe doit se montrer forte et unie.
  Face à ces récits (comme celui d'Ozan Kose, journaliste pour l'AFP, disponible ici), une réaction se fait trop souvent entendre: c'est le sempiternel "ne réagissons pas à l'émotion". Naturellement, pour construire une politique, il ne suffit pas de se lamenter, mais il ne faut pas délaisser l'empathie, car cela nous fait tomber dans l'indifférence, dénoncée par le Pape François sur l'île de Lampedusa.