lundi 28 mars 2016

Relativisme, nihilisme et autres maux de notre société

Relativisme & nihilisme. Nihilisme & relativisme. Deux concepts très à la mode dans les débats de fond de notre société - je ne parle pas des pseudo-débats convoquant des pseudo-experts. Pour autant, leur utilisation est souvent abusive ou erronée. Une mise au point s'impose pour définir clairement les deux concepts. Bien connaître son ennemi avant de l'attaquer !

Commençons par le moins pire : le relativisme. Un dictionnaire de philo en donne la définition suivante : “thèse selon laquelle le sens et la valeur des croyances et des comportements humains n’ont pas de références absolues qui seraient transcendantes”. En d’autres termes, selon les relativistes, la vérité n’est pas absolue, mais relative. La vérité dépend des individus : “à chacun sa vérité”. A partir de là, toute l’oeuvre des philosophes est réduite à néant : il ne sert à rien de chercher la vérité, celle-ci n’existe pas, ou plutôt, elle est indéterminée. 

Voilà comment on anéantit des millénaires de réflexions, de recherches, d’écrits, qui ont véritablement construit notre glorieuse civilisation occidentale. Platon, Aristote, Saint Augustin, Saint Thomas d’Aquin, Descartes, Bergson, à la poubelle !

samedi 26 mars 2016

BCE : votre argent est en danger




Jouer avec les taux d’intérêts, inonder les marchés de liquidités, acheter les titres de dettes publiques grâce au fameux quantitative easing : il aura tout essayé. Déployer sa boite à outils de manière très risquée et sans succès ne lui a pas suffi, Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne, a annoncé le 21 janvier 2016 à la plus grande stupeur de tous : « Nous pouvons agir sans limite ». Le président est prêt à tout pour relancer la dynamique de l’économie européenne. Ses dernières mesures ont été de baisser les trois taux directeurs : le taux principal, le taux de prêt marginal et le taux de dépôts, ce qui incite les banques à se refinancer et à faire circuler leurs liquidités. La BCE a également annoncé le lancement de quatre nouveaux TLTRO, prêts de long terme réservés aux banques de la zone euro qui prêtent à l’économie, ainsi que l’augmentation du quantitative easing de 20 milliards d’euros par mois. Mais le taux d’inflation de la zone euro est encore tombé à 0,2% en février dernier et le docteur Draghi n’a plus de remède. De quoi remettre en cause l’efficacité de la politique monétaire et - plus grave encore - la légitimité de la banque centrale.


Mario Draghi, président de la BCE


On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif


Rappelons-le d’abord, la Banque Centrale Européenne est une institution chargée par les Etats membres de la zone euro de définir les grandes orientations de politique monétaire et de prendre les décisions nécessaires à sa mise en oeuvre : c’est-à-dire de maintenir le pouvoir d'achat de l'euro et donc la stabilité des prix. Sa mission principale, notamment, est de maintenir l’inflation, soit l’augmentation générale des prix, « au-dessous, mais à un niveau proche, de 2 % sur le moyen terme. » Pour cela, la BCE a recours à une panoplie d’instruments tels que la variation des taux d’intérêts ou celle de la masse monétaire en circulation. Une fois cette précision faite, il est temps de constater l’inquiétante stérilité des mesures prises par M.Draghi.

En juillet 2012 déjà, Mario Draghi avait calmé les agitations des investisseurs quant à l’avenir de la zone euro, en indiquant qu’il était prêt à faire « whatever it takes », c’est-à-dire tout ce qui est nécessaire pour la sauver. Il a alors choisi de passer le taux de prêt de la BCE à 0,05 % , c’est-à-dire quasiment nul, pour inciter les banques à emprunter et faire circuler la monnaie. De même, le taux de dépôts est tombé à - 0,4 % , c’est-à-dire que la BCE taxe les dépôts des banques, afin de les forcer à prêter cet argent aux entreprises et aux ménages, ou le placer sur des titres rémunérateurs à l’étranger. En fait, depuis longtemps déjà, la BCE s’attache à la doctrine keynésienne qui préconise de hausser la quantité de la monnaie en circulation, provoquant l’augmentation de la demande globale et générant de l’inflation. Avant de contester le fondement de cette théorie économique, il nous faut observer que, dans le cas de la BCE, elle ne porte pas ses fruits.

vendredi 25 mars 2016

L'argent roi ou la perversion du statut de l’économie

« L’argent ne fait pas le bonheur. Celui qui a dix millions de dollars n’est pas plus heureux que celui qui en a neuf millions » disait le sculpteur Hobart Brown. Dans nos sociétés marquées par l’individualisme, faire vœu de pauvreté semble de plus en plus difficile.  
Ce phénomène illustre la perversion du statut de l’économie, qui est passée du statut d’instrument au statut de fin en soi.  



 Glissement du moyen vers le but

      La politique est désormais au service l’économie.

mardi 22 mars 2016

Loi Travail : quand l'incompétence gâche le bon sens

Les années se suivent et se ressemblent pour le gouvernement de François Hollande. Elu de justesse sur un programme franchement à gauche, il n’a pas su fédérer les Français, loin de là. En fait, il n’a même pas essayé, à la différence d’un Sarkozy qui se rêvait en vain en réconciliateur de la France du Oui et de celle du Non. Aujourd’hui, tout ce qu’entreprend le gouvernement échoue. De la déchéance de nationalité qui risque d’être piteusement retirée, faute de majorité, à la loi Travail, qui enflamme les débats, Hollande est perpétuellement en échec. Il est un échec.

De cette déconfiture, à laquelle les Français semblent s’être résignés, on peut dégager deux raisons : d’une part, la communication du gouvernement et, d’’autre part, le malaise idéologique du PS.

Avec la Loi Travail, le gouvernement est plus que jamais dans la tourmente

lundi 21 mars 2016

Réponse à Elie Collin : Défense de l'avortement


Beaucoup de bruit pour rien...
  Au sein des milieux catholiques traditionalistes, c'est à la mode de conspuer l'avortement, mettant dans un même sac "les gauchistes libertaires", les homosexuels, les soixante-huitards, "ceux qui détruisent nos valeurs", etc. Hérauts de l'humanisme, ils s'étonnent avec une hypocrisie navrante de ce que la gauche et les féministes ne s'insurgent pas contre l'avortement; l'auteur de ces lignes-ci et celui de ces lignes-là ne sont pas des femmes, mais, à en croire les féministes, une grossesse n'est pas forcément un don pour une femme. L'exemple du viol est cité par Elie Collin; cependant, contrairement à ce qu'il prétend, à quelques exceptions près, ce n'est jamais agréable pour une femme d'ajouter au crime et à l'horreur le calvaire d'une grossesse.
  Quand on se penche sur l'avortement, on comprend vite que le point d'achoppement philosophique est le statut de l'embryon; notons que l'effort de réflexion sur ce thème, pourtant vital, est esquivé par Elie Collin, qui préfère crier au meurtre en fondant son argumentation, comme la majorité des traditionalistes, sur un créationnisme admis et bas de gamme. Encore plus répugnant est l'argument "de l'hémoglobine", qui consiste à conseiller à ses lecteurs de visiter une page Google consacrée à des photos atroces, insoutenables, de fœtus avortés. Quitte à faire de la politique, art noble s'il en est, avec Saw 3, je propose que l'on s'intéresse au sort du règne animal en visionnant une endoscopie d'un canard gavé au maïs, que l'on poste dorénavant sur Le Prisme des gros plans de dissection, ou d'opérations chirurgicales comme une bonne greffe de cœur (comme quoi même les gestes laids peuvent sauver).

Les lieux communs, encore les lieux communs, toujours les lieux communs


lundi 14 mars 2016

Avortement : injustice & eugénisme

Il était une fois un pays lointain, porte-étendard d'une grande et vieille civilisation qui rayonnait depuis des siècles sur le monde aussi bien d'un point de vue culturel qu'économique. La base de sa puissance était son exceptionnelle démographie.

Ce pays était puissant jusqu'au jour où il se mit en tête qu'il serait plus fort en éliminant ses éléments les plus faibles. Il camoufla cette volonté de faire émerger un homme nouveau en soufflant habilement qu'il était normal que les femmes aient le droit de disposer librement de leur corps. Sans demander leur avis aux femmes du pays mais poussé par une minorité d'activistes, une loi fut votée afin de rendre légal l'assassinat des éléments les plus fragiles de la société. Cette loi devint bientôt le symbole du combat pour l'égalité et pour l'émancipation de la femme. Pourtant, on ne se préoccupait guère des milliers de femmes qui gardaient encore les séquelles du meurtre qu'elles avaient commis.

Bientôt, il devint impossible de contester la loi en question et tout mouvement de protestation fut répréhensible par la justice. Curieuse mesure pour un pays qui se réclame de la liberté d'expression, de pensée et d'opinion. Les quelques résistants furent malmenés par la presse et exorcisés. Celle-ci ne les laissait plus s'exprimer, méprisant les libertés individuelles les plus basiques. Par la suite, les avancées technologiques permirent de dépister plus tôt dans le ventre des mères les éléments défaillants. Au mépris de ses règles historiques, la médecine se mit au service de la mort légale. L'eugénisme devint la nouvelle idéologie dominante. Les chercheurs découvraient des moyens de transformer l'homme, de le bonifier, de le rendre plus fort, plus rapide, plus intelligent, en un mot "transhumain".

Les éléments faibles de la société devinrent encore plus indésirables et leurs assassinats s'accélérèrent. Leur nombre passa bientôt à 220 000 par an. L'écrasante majorité de la population, qui croyait dur comme fer, que l'assassinat des éléments les plus faibles était un droit, que leur laisser la vie était un cadeau empoisonné et qu'il fallait donc les tuer "par humanisme". 


Ce pays, c'est la France. C'est le pays des droits de l'homme. Des libertés individuelles. De la justice.

samedi 12 mars 2016

Entretien exclusif avec Damien Theillier, philosophe

Damien Theillier est professeur de philosophie aux lycées Stanislas et Franklin. Il anime le site Nicomaque, "un blog de philo par un prof de philo" Il a écrit en exclusivité pour Le Prisme De Trump à Reagan en passant par Bastiat. Entretien.


Le Prisme : Selon vous, quelle est la place de l'économiste français Bastiat dans le parcours idéologique et politique de Reagan ? Peut-on dire que la politique économique libérale mise en place par Reagan à son arrivée au pouvoir soit inspirée des écrits de Bastiat ?

Frederic Bastiat, économiste libéral français 

Damien Theillier : Oui, c’est tout à fait l’objet de mon article. J’ai voulu montrer que Ronald Reagan, contrairement à Donald Trump et malgré les apparences, avait non seulement une véritable expérience politique, antérieure à son élection comme président, mais également une solide formation intellectuelle. Il fut un auto-didacte mais il a puisé sa théorie économique et sociale directement dans les écrits des penseurs de l’école autrichienne : Ludwig von Mises et Friedrich Hayek, mais aussi et surtout chez Frédéric Bastiat.

En substance, il a retenu de ces lectures quelques éléments clés d’une vision libérale de la société de et de l’homme : le primat de la société civile sur l’État, la valeur du choix et de la responsabilité individuelle, l’importance de l’entrepreneur dans création de richesses, l’importance d’un cadre légal souple et minimal, qui permette la confiance et le respect des contrats, la loi fondamentale qui veut que la richesse soit créée avant d’être répartie, la volonté de donner à chacun sa chance sur des marchés concurrentiels… On trouve tout cela dans les écrits de Bastiat mais également dans ceux de Jean-Baptiste Say, de Turgot et de Quesnay, qui furent ses maîtres.

Selon eux le libre marché n’est pas un système théorique, ni une idéologie, c’est la vie. Et la vie est imprévisible mais c’est ce qui fait qu’elle est belle. Vouloir tout planifier à l’avance, c’est tuer le mystère, la surprise. Les sociétés qui laissent s’épanouir cette vie, qui laissent l’intelligence développer sa créativité, sont des sociétés qui avancent. Le progrès vient de ces sociétés-là. Si une société veut planifier l’innovation elle ne réussit qu’à la stériliser. Planifier l’innovation est une contradiction. L’innovation c’est ce qui est imprévisible, ce qui surgit de la recherche, de l’observation, des besoins, de la liberté d’agir et de juger par soi-même, de la liberté de prendre des risques et d’en assumer les conséquences, bonnes ou mauvaises. Quel fonctionnaire aurait été capable d’inventer Google ou Bla-Bla Car ?

De plus, parce que le libre marché fournit des richesses, il permet aussi à la bonté de s'exprimer à travers les œuvres de charité et la solidarité spontanée. En effet, l’accroissement des rouages sociaux étatiques s’accompagne de l’effacement des réflexes sociaux naturels : parents, amis, concitoyens. Dans les domaines de l'emploi, de l'éducation et de l'aide aux pauvres, plus le gouvernement cède de son pouvoir, plus les initiatives sociales et politiques sont prises par des associations de familles, des associations d'entreprises ou des églises. Ce sont des institutions d'autorité naturelle, plus proches de l'homme, plus compétentes à leur niveau. 

Donc une fois l'État ramené à ses fonctions de base, une fois débouté des autres secteurs de la vie, il devient possible de redonner aux mécanismes naturels de solidarité toute leur place. La question n'est donc plus de savoir comment l'État peut remplir ses tâches mais plutôt si ces tâches doivent bien être remplies par lui. 

En résumé, parce que le libre marché pousse les individus à se prendre en main, il permet un plus grand courage de vie et une véritable dynamique d’innovation et de progrès face au destin. 

mercredi 9 mars 2016

Quel modèle pour l'agriculture française ?

   L'histoire de l'agriculture française ressemble presque à celle de notre industrie, avec quarante ans d'avance: les politiques l'oublient, les Français sont ravis de payer moins cher au supermarché, autant qu'ils le sont d'acheter cent euros une tablette informatique produite en Chine, et notre pays s'éveille une ou deux fois l'an à l'occasion du salon de l'agriculture, ou lorsque les agriculteurs furieux de vivre dans la misère déchargent quelques tonnes de fumier devant une préfecture. Dans l'éternel cycle médiatique, le gouvernement organise dans la précipitation une conférence de presse, promet de "débloquer" d'obscures sommes d'argent, convoque un sommet à Bruxelles parce que c'est très pratique de taper sur les doigts du commissaire européen à l'agriculture Phil Hogan, puis ne fait rien. Les médias de droite fustigent "l'inaction du gouvernement", ceux de gauche appellent à la fin du productivisme, et ce petit monde se rendort jusqu'à une nouvelle crise.
  La France est un pays de paradoxes, mais ce constat vaut plus encore pour son système agricole. Les grandes enseignes, pour lesquelles la concurrence sur les prix est très élevée, rabotent les cours d'achat des produits agricoles pour satisfaire des clients toujours plus exigeants, mais soucieux de la qualité de leur alimentation, regardant avec attention les normes alimentaires. Si encore ce n'était que cela... La France cultive un romantisme niais pour ce qui touche à l'agriculture, croyant que l'agriculteur entretient un rapport quasi mystique avec son activité, qui serait entaché par l'irruption de techniques agricoles modernes. Las...

La sociale-démocratie hollandaise n'est pas de gauche

Les frondeurs socialistes désespèrent de celui qu'ils ont installé à la tête de la France. Les Français dépriment de voir leur pays si mal géré par la gauche. Je demandais il y a quelque temps dans un article si la VRAIE gauche allait se réveiller. Aujourd'hui, elle semble plutôt au bord de l'anéantissement politique, tant elle est marginalisée par le Président.

Car là réside le paradoxe de la gauche de la Vème République : dès qu'elle arrive au pouvoir, elle adopte une politique de droite. Au-delà des interrogations profondes qu'induisent ce constat – à quoi sert la gauche si elle ne sait pas gouverner avec ses idées ? - il me paraît pertinent d'étudier point par point le glissement idéologique de la gauche vers ce que le gouvernement nomme « social-démocratie » - les fameux "sociaux-traîtres" de Mao -, mais qui correspond en réalité à une politique de droite, libérale-libertaire, européiste et capitaliste.

dimanche 6 mars 2016

Démocratie numérique : enjeux et limites

Le diagnostic politique de la France en ce début de siècle est alarmant. Aujourd'hui plus qu'hier, la France semble au bord de l'explosion sociale. Ce qui est bel et bien remis en cause, c'est le pacte social, qui est fonde notre société. Les philosophes contractualistes, de Locke à Rousseau, seraient bien en peine de voir notre État actuel, vilipendé de toute part. La lente descente aux enfers de l'État semble dater des années 1980, lorsque les idées néo-libérales étaient à leur apogée et que l'État était un gros mot. Aujourd'hui, malgré la place croissante de l'État dans l'économie, il ne parvient plus à maintenir la cohésion de la nation.

A cette nouvelle faiblesse de l'Etat, s'ajoute une crise de la démocratie. Celle-ci s'exprime à travers trois constats différents s'auto-entretiennent et se cumulent : la montée de l'abstentionnisme, le manque de représentativité et l'impossible renouvellement politique.

Un triple problème

mercredi 2 mars 2016

Euro 2016: Economie, Sécurité, Politique, Sportif, qu'en dire?




28 mai 2010. La délégation française exulte après l'annonce du pays hôte retenu à l'issue du comité exécutif de l'UEFA du même jour. Les championnats d'Europe de football en juin-juillet 2016 sont les premiers grands évènements sportifs depuis la Coupe du Monde de football en 1998 et après l'échec de l'organisation des Jeux Olympiques en 2008 attribuée à la ville de Londres. Avec près de 1,650 milliards investis pour organiser cet événement selon une étude commandée par l'UEFA, cet événement devrait amener de certains revenus notamment à l'Etat mais aussi contribuer à l'activité économique du pays ainsi qu'aux organisations qui mettent en place cet événement.

Cependant, certaines mesures prises par l'Etat, les attentats du 13 novembre 2015, l'expansion du terrorisme dans notre territoire et tant d'autres caractéristiques poussent à nous poser beaucoup de questions: Faut-il maintenir l'Euro? Est-il si gagnant pour l'économie française? Avons nous, dans les temps actuels, la capacité à protéger les 2,5 millions de spectateurs attendus quand nous avons de grandes difficultés à protéger notre propre population? Mais aussi quel sera son impact sur le paysage du sport français? 
Les images terribles des attentats de Munich en 1972 ou plus récemment celles du marathon de Boston en 2013 nous montre que le sport peut également être profondément touché par les événements qui en apparence ne semblent avoir aucun lien avec lui et poussent certains sportifs émérites et grandes figures du football français comme Just Fontaine à voulair "donner" l'Euro à un autre pays.

"Cela me brise le coeur de dire cela, mais je pense que la France doit renoncer à l'Euro, a-t-il assuré. Tous les autres pays peuvent accueillir le championnat, mais pas nous. Je crains fort que ce qui s'est passé vendredi noir se répète. Je pense que nous ne pouvons pas garantir la sécurité d'un tel événement. C'est tout simplement trop dangereux."

Il a ainsi affirmé qu'il était "sûr que l'Euro sera[it] organisé dans un pays différent"...