lundi 14 mars 2016

Avortement : injustice & eugénisme

Il était une fois un pays lointain, porte-étendard d'une grande et vieille civilisation qui rayonnait depuis des siècles sur le monde aussi bien d'un point de vue culturel qu'économique. La base de sa puissance était son exceptionnelle démographie.

Ce pays était puissant jusqu'au jour où il se mit en tête qu'il serait plus fort en éliminant ses éléments les plus faibles. Il camoufla cette volonté de faire émerger un homme nouveau en soufflant habilement qu'il était normal que les femmes aient le droit de disposer librement de leur corps. Sans demander leur avis aux femmes du pays mais poussé par une minorité d'activistes, une loi fut votée afin de rendre légal l'assassinat des éléments les plus fragiles de la société. Cette loi devint bientôt le symbole du combat pour l'égalité et pour l'émancipation de la femme. Pourtant, on ne se préoccupait guère des milliers de femmes qui gardaient encore les séquelles du meurtre qu'elles avaient commis.

Bientôt, il devint impossible de contester la loi en question et tout mouvement de protestation fut répréhensible par la justice. Curieuse mesure pour un pays qui se réclame de la liberté d'expression, de pensée et d'opinion. Les quelques résistants furent malmenés par la presse et exorcisés. Celle-ci ne les laissait plus s'exprimer, méprisant les libertés individuelles les plus basiques. Par la suite, les avancées technologiques permirent de dépister plus tôt dans le ventre des mères les éléments défaillants. Au mépris de ses règles historiques, la médecine se mit au service de la mort légale. L'eugénisme devint la nouvelle idéologie dominante. Les chercheurs découvraient des moyens de transformer l'homme, de le bonifier, de le rendre plus fort, plus rapide, plus intelligent, en un mot "transhumain".

Les éléments faibles de la société devinrent encore plus indésirables et leurs assassinats s'accélérèrent. Leur nombre passa bientôt à 220 000 par an. L'écrasante majorité de la population, qui croyait dur comme fer, que l'assassinat des éléments les plus faibles était un droit, que leur laisser la vie était un cadeau empoisonné et qu'il fallait donc les tuer "par humanisme". 


Ce pays, c'est la France. C'est le pays des droits de l'homme. Des libertés individuelles. De la justice.


Règne du mensonge, hypocrisie, lois iniques, restriction des libertés individuelles et surtout, volonté farouche de créer un homme nouveau - fort, sans défaut, sur mesure, sur-humain, transhumain sont devenus la norme en France.

Selon les différentes études, 8 millions de fœtus ont été assassinés dans le ventre de leur mère depuis 1975. Cela fait 8 millions de Français en moins, 8 millions d'amis, 8 millions de compatriotes, 8 millions d'êtres humains comme vous et moi. Nous en venons presque à être soulagé d'être en vie aujourd'hui.

Pourquoi personne ou presque ne s'insurge de ces pratiques totalitaires ? Pourquoi l'avortement est-il considéré comme un droit ? Tuer un être humain est-il devenu légal ? Depuis quand la loi est-elle injuste ? 


Commençons par relever un paradoxe très instructif. Notre pays a supprimé la peine de mort, l'un des arguments étant que seul Dieu dispose d'un droit de vie ou de mort sur nous. Pourtant il autorise l'avortement, il le soutient même. En somme, la France refuse de condamner à mort des assassins, des pédophiles, des violeurs, mais promeut l'assassinat de fœtus, sûrement l'être le plus innocent et pur du monde! N'est-ce pas quelque peu problématique ? Avons-nous désormais le permis de tuer ? Cela ressemble fort à la mort de la fonction historique et fondatrice de l'Etat : la sécurité. Rappelons que les théoriciens de l'Etat, parmi lesquels Hobbes, ont expliqué que la naissance de l'Etat était la conséquence du besoin naturel de sécurité des êtes humains. Aujourd'hui, tuer autrui est, au pire, sanctionné de quelques années de prison, au mieux, n'est pas sanctionné. La loi qui autorise - et désormais promeut - l’avortement n’est pas juste. Ne perdons pas de vue la phrase de Saint Augustin : “Oserons-nous dire que ces lois sont injustes, ou plutôt qu’elles ne sont pas des lois ? Car à mon avis, une loi injuste n’est pas une loi.”
En fait, cette loi remet en cause la paix, pourtant promue par tous, car comme le disait Mère Térésa : “Je sens que le plus grand destructeur de la paix dans le monde aujourd’hui, c’est l’avortement, car c’est une guerre déclarée contre l’enfant, un meurtre pur et simple de l’enfant innocent, un assassinat de l’enfant par sa mère elle-même. Si nous acceptons que la mère ait le droit de tuer même son propre enfant, comment pourrons-nous dire aux autres de ne pas se tuer les uns les autres ?” L’avortement rétablit le droit du plus fort, il menace la paix et la justice, fondements de notre existence.


Les défenseurs de l'assassinat des fœtus arguent souvent à ce moment du débat que le fœtus n'est pas un être humain. À cette question, je souhaite répondre que le fœtus est un être humain dès sa conception. Il parait ridicule qu'il soit considéré comme humain à partie de 12 semaines - date à partir de laquelle l’IVG ne peut plus être pratiquée. Comme si le passage à la vie pouvait se déterminer comme on détermine le jour de notre prochain rendez-vous de dentiste. La seule option qu'il nous reste est logiquement de considérer le fœtus humain dès le commencement. Certes il n'est pas encore doué de raison, mais, 3 mois après sa naissance, sa raison demeure encore extrêmement limitée. Pourtant chacun considère comme inhumain et atroce de tuer un bébé de 3 mois. Alors pourquoi tuer un fœtus serait-il autorisé ?


Les pro-avortements donnent ensuite l'exemple de la femme violée, qui n'a jamais voulu ce bébé et risque de conserver les séquelles de son viol toute sa vie si elle conserve le bébé. Cet argument parait déjà plus solide que le précédent. Pour commencer il ne faut pas perdre de vue que l’enfant n’appartient pas à la mère - malgré ce que proclamaient les slogans féministes - et qu’il en est seulement l’hôte. Il est indéniable que les grossesses issues d'un viol sont une tragédie. Pourtant, est-il pour autant nécessaire d'assassiner l'enfant à naître ? Il existe depuis le Moyen-Âge des orphelinats où sont placé les enfants dont les parents ne veulent plus. Peut-être Oliver Twist a-t-il profondément marqué les mentalités, il n'en demeure que l'orphelinat est loin d'être la prison maintes fois décrite par la littérature et le cinéma. Les demandes d'adoptions étant bien supérieures au nombre d'orphelins disponibles, l'enfant né d'une femme violée trouvera sans problème une famille qui l'a désiré et l'aimera comme il le mérite. Finalement cet argument est hypocrite et injuste puisqu'au nom de la défense de la femme, on lui inflige une double peine. Le viol l'a déjà profondément blessé, mais on y ajoute consciemment une souffrance supplémentaire : celle de voir la vie qu'elle porte s'évanouir, être assassinée avec le plus grand des mépris. Un être humain, qu'il ait été voulu ou non, conserve la même valeur. 


Le pire reste qu'on a présenté l'avortement comme un progrès pour la femme, alors qu'une fois de plus, c'est elle qui a tout à perdre. La responsabilité de l'homme - ou plutôt son irresponsabilité - dans un avortement est pitoyable. L'avortement lui offre un échappatoire fabuleux. Alors que le XXème siècle aurait du permettre l'égalité des sexes, l'avortement a permis à l'homme de se dégager de sa responsabilité. Puisque l'avortement est la décision de la femme, il est couvert, il n'a pas à en assumer les conséquences. Pourtant, il est autant en tord que sa compagne, si ce n'est plus. Étant donné qu'il est dans l'incapacité de comprendre le problème de sa compagne, la seule attitude respectable qu'il se doit d'adopter est d'être présent pour elle, de la soutenir contre vents et marées. On ne cesse d'entendre que la décision d'avorter est celle de la femme, pourtant l'homme a également son mot à dire. Il est de son devoir d'assumer ses actes et de prendre ses responsabilités. Que dire des lâches qui abandonnent leurs compagnes tombées enceintes parce qu'ils ne veulent pas assumer leur enfant ? Ils la condamnent à la solitude, et la seule solution qu'entraperçoit la femme est d'avorter, poussée le plus souvent par sa famille, ses amis, son médecin, tout le monde en fait. Pour autant, le geste accompli par la femme, qui contrairement à ce qu'on peut entendre, a évidemment le dernier mot, ne se trouve pas excusée par l'irresponsabilité masculine - elle peut toujours confier l'enfant à un orphelinat, comme je l'ai rappelé précédemment.


Finalement le plus scandaleux avec l'avortement est la pression de la société toute entière sur la femme enceinte. L'avortement a été tellement banalisée depuis sa dépénalisation qu'il est devenu un acte tout à fait anodin - en théorie. Car, en pratique, le sentiment d'intense culpabilité pour la femme demeure bien réel. Elle ne peut en parler à personne tant la société ne peut guère comprendre la blessure que l'avortement a provoqué en elle. Et pourtant, c’est bien la femme qui subit de plein fouet les conséquences physiques et psychiques de l’avortement. Culpabilité, perte de l’estime de soi, dépression, désirs de suicide, anxiété, insomnies, colère, troubles sexuels, cauchemars sur son bébé qui l’appelle… Tels sont les syndromes post-abortifs que peut connaître une femme qui a tué son bébé à naître. Allez voir sur Internet le nombre de forums qui existent consacrés aux témoignages des femmes ayant avorté et regrettant leur geste. Je vous le déconseille mais vous pouvez cliquer ici pour retrouver des images de fœtus avortés. Tant de violence exercée sur un être si pur et innocent... Rien n'est plus atroce.

Qu'on l'aime, qu'on le déteste ou qu'on en soit indifférent, remarquable est le titre de Colonel Reyel "Aurélie" (voir Colonel Reyel - Aurélie (clip). Il raconte l'histoire d'une jeune fille de 16 ans, tombée enceinte et abandonnée par son petit ami - irresponsable au possible - à qui "ses amis et sa famille lui conseillent l'avortement". Toute la force de la chanson réside dans la réaction d'Aurélie qui accepte l'enfant et refuse d'avorter malgré les pressions extérieurs. Y est dépeinte son angoisse de devoir quitter le lycée pour construire un foyer, mais surtout l'attitude déplorable de ses proches, qui la renient purement et simplement. Car tel est le drame des femmes aujourd'hui : après avoir été un droit, l'avortement est devenu un devoir. 
La morale de l'histoire est courageuse, et vaudra plusieurs critiques à Colonel Reyel : "On a tous connu une fille dans le cas d’Aurélie pour qui grossesse est synonyme de délit, rejeté par ses amis et surtout sa famille, qui n'acceptent pas qu'elle veuille donner la vie. Mettre un enfant au monde ne devrait pas être puni, c'est la plus belle chose qui soit, et si tu le nies, c'est que tu n'as rien compris."


Face à l’avortement, acte atroce, scandaleux et injuste, qu’avons-nous comme opposition ? Là encore la France semble totalitaire. Depuis la loi Neiertz en 1993, l’entrave à l’IVG est un délit passible de deux à trois ans de prison. Critiquer l’avortement est devenu impossible. Qui est contre ? Qui a le courage d’en parler ? Même la maison d’édition Albin Michel a pressé Philippe de Villiers de retirer son chapitre sur l’avortement de son best-seller Le moment est venu de dire ce que j’ai vu. C’est dire à quel point c’est un sujet tabou, interdit. L’Eglise catholique en premier lieu. De Saint Jean-Paul II au pape François, tous les papes ont eu à cœur de défendre la vie, face à la “culture du déchet”. Le premier, grand ami du professeur Jérôme Lejeune, a tout particulièrement pris position sur la question dans son encyclique Evangelium vitae. Il réitère dans Mémoire et identité en 2005 : "L'extermination légale d'êtres humains qui ont été conçus mais ne sont pas encore nés est toujours en cours. Et cette fois, nous parlons d'une extermination qui a été autorisée par rien moins que des Parlements démocratiquement élus où l'on entend normalement des appels aux progrès de la société et de l'humanité." 



Déplorable est le silence assourdissant des féministes. Déplorable est la pratique totalitaire qui bâillonne les opposants. Déplorable est le tabou de notre société. Déplorable est ce retournement injuste de la loi naturelle. Déplorable est la perversion de nos valeurs. Déplorable est l'injustice & l'eugénisme. Déplorable est l'avortement.

8 commentaires:

  1. La liberté individuelle, propre à l'Homme, l'étouffe. Si l'être mis au monde est humain dès sa conception, il a alors le droit à sa propre liberté. L'enfant que nous mettons au monde n'est pas à nous. Il faut distinguer notre avoir de notre pouvoir. Si nous sommes libres de choisir la destination de notre avoir, nous ne pouvons maîtriser entièrement notre pouvoir. L'Homme peut mettre fin aux jours de son enfant, mais il ne le doit pas, tout simplement parce que son pouvoir de procréer a donné naissance à un autre Homme, libre, qui est son semblable.
    Cette soif arrogante de liberté nous aveugle puisqu'elle donne naissance à une concurrence, liberté contre liberté, où il faudra nécessairement un vainqueur. Le droit de vivre doit vaincre celui de tuer. Sartre avait raison, nous sommes condamnés à être libres. Si nous ne sommes pas capables de comprendre que donner naissance à un enfant est un privilège, une joie intérieure mystérieuse, le sentiment d'une continuation de sa propre vie, si nous ne ressentons pas l'importance de voir naître un fils comme une promesse de fidélité, alors, un remède malheureux est néanmoins envisageable pour cesser le génocide effroyable qui a lieu en France aujourd'hui. Cette triste mais nécessaire solution est de se répéter, avec orgueil, que ma liberté s'arrête là où commence celle des autres. Que je ne suis pas libre de tuer mon enfant pusiqu'il est avant tout libre de vivre.

    RépondreSupprimer
  2. Vos propos me révoltent.

    Si je comprends bien il faudrait que nous les femmes nous nous forcions à poursuivre une grossesse que nous ne voulons pas soit disant "au nom de la vie?".

    Vous parlez du "droit à la vie", mais d'après vous la vie de la mère n'aurait elle pas plus d'importance qu'une ébauche de vie? La santé de la femme, son épanouissment, son bien-être qu'en faîtes-vous?
    Avez vous déjà accouché? Avez vous élevé des enfants? En connaissez vous la difficulté?
    Je suis une femme, je ne regrette pas d'avoir eu des enfants parce que je les ai voulu!! Je les aime mais je trouve que la maternité, la parentalité plus globalement est difficile et demande beaucoup d'investissement.

    Croyez vous que la femme qui en plus de cette difficulté à venir ,rejette sa grossesse a des chances d'en être épanouie??? Non, contrairement à ce que disent certains naïfs comme vous qui vivent au pays des bisounours, la maternité n'est pas toujours "la plus belle chose qui soit". Il y a des femmes qui ne souhaitent pas s'engager dans une maternité et c'est leurs droit le plus intime. On peut choisir de ne pas procréer et être une très bonne personne généreuse et soucieuse du bonheur d'autrui. La maternité n'est pas toujours synomyme de bonheur absolu et d'accomplissement.L'avortement fait partie du droit civilisé de choisir ou non de devenir mère.

    Quand à évoquer l'avenir pseudo-joyeux d'enfants adoptées, avez vous déjà vécu dans un foyer social, pour croire naïvement que chaque enfant abandonné est forcément adopté dans une famille bonne et aimante dans le meilleur des mondes? ?

    Quand à comparer l'avortement à un meurtre, comment pouvez vous affirmer qu'un embryon est un être humain? Pour vous donner un exemple, un embryon humain de moins de 8 semaines, est très ressemblant à celui d'un autre mammifère. Si vous parlez de "vie sacrée", alors tout est "vie" à ce moment là: l'oeuf de la poule fécondé est une vie, l'arbre qui pousse dans mon jardin est une vie.

    Il y a des femmes qui vivent mal leur avortement, oui, c'est certain, tout dépend du contexte, du ressenti de chacune, je pense qu'en cas d'hésitation une décision d'ivg doit être murement réfléchie, mais ça ne donne le droit à personne de culpabiliser les personnes qui envisagent ou ont eu recours à une IVG. Sans oublier qu'il y a aussi des femmes qui ne souffrent pas de "traumatisme post-IVg" et qui ne regrettent absolument pas leur choix. Et bizarrement on les passe sous silence ! C'est comme si on voulait culpabiliser la femme qui "ne pleure pas" après son IVG!
    Personnellement, je suis une pro-choix, je n'approuve pas les "ivg forcées" mais je défends par dessus le droit de choisir de devenir mère.. ou pas.

    RépondreSupprimer
  3. Bonjour madame, nous vous sommes très reconnaisant de publier des commentaires aussi spontanés, mais il me semble essentiel de vous signaler que vous n'avez ni le droit de décider quel embryon a le droit de se développer plus qu'un autre, ni de décider du bonheur nécessaire pour accéder à la vie terrestre ( cf votre paragraphe sur le foyer social ).
    Je vous propose ainsi de regarder ce documentaire, qui ne culpabilise personne, mais pointe du doigt l'immoralité de votre raisonnement. L'enfant qui vie en chaque femme enceinte, est un être humain au même titre que sa mère, et la souffrance quelle qu'elle soit, ne justifie pas l'avortement.
    http://m.youtube.com/watch?v=toF8v8Cxd3E

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et avant 1975, n'était-ce pas immoral d'après vous d'avoir laissé crever des milliers de femmes du fait d'avortements clandestins??!!
      C'est bien beau de mettre des images de fœtus avortés pour justifier vos arguments pro vie mais on devrait peut être aussi vous montrer des photos de femmes mortes de septicémie et autre, peut -être cela vous ferait il réfléchir...
      Et vous oubliez une chose importante, Bien que l'ivg soit légale en France jusqu'à 12 semaines, la grande majorité des ivg sont des embryons (70 % des ivg ont lieu avent 7 semaines), alors je conçois que la vidéo est assez dure mais vous faîtes une généralité sur des situations minoritaires.
      Ensuite vous nous dîtes que l'on devrait être soulagé(s) d'être en vie, et bien excusez moi je vis très bien avec l'idée selon laquelle ma mère aurait très bien pu ne pas me faire naître en ayant recours à une ivg, ou en n 'ayant pas de rapport avec mon père... C'est donc cela vos arguments vous les pro-vie? Avorter serait immoral car nous avons tous été des embryons? Mais nous avons aussi toutes et tous été des spermatozoïdes et des ovules, et ensuite ?
      Et vous vous trompez sur l'aspect eugeniste : avorter en France en tout cas n'est pas faire un "tri" d'embryon. On n'avorte pas par rapport à l'embryon en lui même mais à causes de circonstances de la vie qui font qu'on n'est pas en mesure d'assumer une maternité.
      Nous ne sommes pas en Inde, c'est autre chose ! Les avortements là bas me révolte autant que vous, le fait d'avorter parce qu'on rejette les petites filles et à un stade super avancé, me donne clairement envie de vomir.

      Supprimer
    2. Ah ouais et tous les trisomiques qui sont avortés parce qu'ils sont trisomiques ? Vous appelez ça comment, si ce n'est pas de l'eugénisme ?
      Et vous devez avoir une faible estime de vous-même pour "vivre très bien avec l'idée selon laquelle votre mère aurait très bien pu vous avorter".

      Votre "deux poids, deux mesures" ne tient pas. Tuer des foetus français, pas de problème, mais dès qu'ils sont Indiens, c'est autre chose. Avez-vous donc un amour absolu des Indiens ?

      Supprimer
    3. Premièrement, cela n'a rien a voir avec une forte ou faible estime de soi-même, vous confondez tout. Je ne suis simplement pas une partisante de la vie "à tout prix". Je défends la vie oui, mais pas à n'importe quel prix. Je suis soulagée non pas d'être seulement née mais d'être surtout née dans l'amour, et non dans l'échec comme le viol, la violence. Je suis heureuse d'avoir des bons parents et heureuse qu'il m'aient donné une éducation. Et une grossesse est une possibilité parmi d'autres, si mes parents ne s'étaient pas connus, je ne serais pas née non plus? Et ensuite ? Devrais je aussi être soulagée d'être née parce que mes parents se sont rencontrés à tel moment et pas à un autre?

      Comment voulez vous qu'un enfant s'en sorte sans être un minimum élévé et éduqué? N'y a t'il pas assez d'enfants malheureux ballottés d'une famille d'accueil à l'autre? Vous voulez qu'il y en ait encore davantage? Tout le monde ou presque peut faire des enfants, mais tout le monde n'est pas en mesure de s'en occuper. Et en admettant même qu'on soit d'accord avec vous, y aura t'il suffisamment d'aides économiques et sociales dans notre pays pour prendre en charge des millions d'enfants supplémentaires, abandonnés de leurs parents???

      Quant au sujet de la trisomie, la encore vous mélangez , on ne parle pas d'ivg mais d'img. Interrompre une grossesse pour motifs médicaux est un autre problème. Bien sûr je salue le courage des parents qui gardent leur grossesse en sachant que le futur bébé sera handicapé mais c'est une difficulté supplémentaire qu'on ne peut pas non plus imposer à tout le monde. La décision relève du choix (de la volonté de faire le bon choix) de chacun.

      Et pour l'Inde (ou la Chine d'ailleurs) encore une fois vous faîtes des amalgames, être une fille n'est pas un handicap sauf pour quelques misogynes, la discrimination envers les femmes est un problème culturel (dot et compagnie) et non médical. Les petites filles indiennes pourraient très bien suivre une scolarité normale et devenir des femmes indépendantes si on le leur permettait, si on ne leur interdisait pas l'accès à l'éducation et aux soins .

      Supprimer
    4. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

      Supprimer
  4. de meilleur argument https://deshautsetdebats.wordpress.com/2011/02/27/pourquoi-je-suis-contre-lavortement/

    RépondreSupprimer