samedi 3 septembre 2016

Pourquoi Orwell avait raison


1984. Le 11 mai, un évènement astronomique rare a lieu : il s'agit du transit de la Terre depuis Mars, de quoi occuper les scientifiques pendant un siècle, en attendant le suivant. Le 14 août, une conférence des Nations Unies sur la démographie se déroule à Bucarest, fournissant encore un peu plus de matière pour remplir la page d'un livre d'Histoire-Géo de troisième. Du 2 au 3 décembre, Bhopal, une importante ville indienne, connaît la plus grave catastrophe industrielle de l'Histoire. De quoi faire couler de l'encre. Pourtant, ce n'est pas ce qu'il faut retenir de l'année 1984. Ce qu'il faut en retenir, c'est l'héroisme - presque ridicule - de Winston Smith au moment où il écrit fébrilement, pour débuter son journal, les mots suivants : " 4 avril 1984 ". C'est ce geste hasardeux et génial à la fois qui signe sa naissance dans le temps : la preuve de son existence, dont il doute encore.

Winston Smith est le personnage d'Orwell dans un livre qu'il n'est plus nécessaire de présenter : 1984. Ce roman a connu un tel succès qu'il a brouillé son message premier, fascinant et alarmant. On le dit prophétique, visionnaire. Soit. Mais ce qu'Orwell devine avant tout le monde, ce n'est pas l'avènement d'un terrifiant monde totalitaire. Si c'était le cas, il se serait trompé : nous ne vivons pas dans un terrifiant monde totalitaire. Nous aimons trop la liberté pour ça. Alors de quoi veut nous protéger Orwell? Il va falloir le relire pour le savoir. Lecteurs encore trop naïfs, nous nous engageons dans son livre avec l'espoir d'y trouver à quel moment notre 1984 se manifestera. Mais l'auteur ne le dira pas. En fait, il ne le sait pas plus que nous. C'est un peu comme si quelqu'un vous disait : "Demain, il pleuvra". Vous êtes inquiet : vous n'aimez pas les surprises. La plupart des hommes n'aiment pas être surpris par le temps, parce que lorsque la nature parvient à leur résister, ils se sentent impuissants. Alors, le lendemain, vous passez votre journée à vous demander quand la pluie tombera, afin d'être prêt le moment venu. Si bien que, aveuglé par votre réflexion stérile, vous ne voyez pas la pluie tomber. Le totalitarisme s'est emparé de notre société comme la pluie s'empare du beau temps : discrètement, malicieusement, naturellement. Et nous ne l'avons pas vu venir.

Il est temps de porter un regard nouveau sur l'année 1984, année du cri de Winston Smith, que nous entendons tous les jours, mais que nous n'écoutons pas. C'est là tout le mystère de 1984. Un personnage qui n'a jamais existé s'adresse à "des gens qui ne sont pas nés". Où s'arrête la fiction? Y a-t-il une part de réel? A ces questions que pose le livre d'Orwell, nous sommes en mesure de donner des réponses. Elles sont sous nos yeux, mais nous feignons de ne pas les voir. Parce qu'il est plus facile de "nager dans le sens du courant que de s'y opposer". Parce que ce totalitarisme a pris un visage qui nous est familier et dont jamais nous ne voudrions nous séparer. Parce que nous refusons, volontairement ou non, de comprendre pourquoi nous sommes les esclaves de notre temps. Pourquoi Orwell avait raison.




Liberté, Egalité, Bien-penser

"La liberté c'est l'esclavage". Voilà une des devises du Parti, tellement répétée et tellement justifiée, que l'on finit par y croire. Si la liberté c'est l'esclavage, alors, conclut le Parti, l'esclavage c'est la liberté. Pour une raison simple : "Seul, libre, l'être humain est toujours vaincu. Il doit en être ainsi, puisque le destin de tout être humain est de mourir." Le raisonnement du Parti est profondément logique mais profondément faux. Pourquoi ? Parce que le destin de tout être humain n'est pas de mourir, mais de vivre. La mort est une issue, pas une destinée. Le Parti n'avait aucune foi, ni en l'homme, ni en Dieu. Il croyait seulement au pouvoir de l'homme sur l'homme. Et, malheureusement, ce pessimisme excessif se retrouve aujourd'hui. Ce refus de la mort se traduit par un besoin de jouissance, toujours plus malsain, de la vie. Mais ce que remarque Orwell à propos de la liberté est encore autre. Il comprend, avant tout le monde, que les relations entre l'homme et sa liberté vont se compliquer. Qu'ils risquent, à l'avenir, de former un couple dissonant, où l'homme violera sans cesse sa liberté parce qu'il ne la comprend pas. Pour être libre, l'homme pense qu'il doit nécessaiement se libérer de toutes ses contraintes naturelles : son corps, sa famille; ainsi que ses contraintes extérieures : l'Etat, la société, autrui. Il pense que sa liberté se comptera en droits et refuse tous ses devoirs. Voilà l'homme libéré, le citoyen moderne par excellence. Et voilà le premier visage du totalitarisme. Nous avons voulu être libres, nous nous sommes rendus esclaves de notre liberté, et nous sommes condamnés à l'être. C'est ce qu'Orwell prévoyait lorsqu'il disait : "La liberté c'est l'esclavage". La société de consommation que nous avons créée nous a asservis. Ce n'est pas parce que nous avons besoin du nouvel iPhone que nous l'achetons, mais c'est parce que l'on nous propose de l'acheter que nous en avons besoin. Assaillis par le superflu, nous avons perdu le sens du nécessaire. Notre économie ne marche plus que comme cela. Le capitalisme mondialiste et libéral en est la manifestation. Jean-Baptiste Say, économiste français du XIXè, une des plus grandes références dans la théorie économique classique, disait : "L'Offre crée toujours sa propre Demande". Si cette affirmation n'était pas cachée derrière un vocabulaire économique que nous connaissons mal, nous nous rendrions rapidement compte de sa folie. Où est notre liberté si nous ne possédons même plus le droit de désirer? Si la société trouve une réponse avant même que nous ne ressentions un besoin? Le totalitarisme, tel que l'entend Orwell, apparaît à partir du moment où le désir, que l'homme cherche toujours à satisfaire, s'éteint. Parce l'homme libéré est esclave de son désir, alors que l'homme libre en est son ami.

Une société totalitaire exige l'égalité des hommes pour faire oublier, à chacun, sa valeur. Stratégie diabolique, stratégie qui fonctionne : sait-on encore ce que vaut l'homme?

Comme pour tous les régimes totalitaires, dans 1984, l'égalité n'en est pas une. Il y a le parti et il y a le reste. Il y a les vainqueurs et il y a les vaincus. Les vaincus sont plus nombreux et ils sont égaux dans la défaite. Comme Orwell le constate, par l'intermédiaire de Goldstein : "Ce que l'on a appelé l'"abolition de la vie privée" signifiait, en fait, la concentration de la propriété entre beaucoup moins de mains qu'auparavant, mais avec cette différence que les nouveaux propriétaires formaient un groupe au lieu d'être une masse d'individus." Là encore, l'auteur donne à penser. Cette égalité que nous revendiquons, que nous défendons, que nous disputons, que nous inscrivons dans la première ligne de notre constitution, quel sens lui donne-t-on? Nous souhaitons que les hommes soient égaux entre eux. Ce point n'est pas discutable. Néanmoins, force est de constater que nous n'atteindrons jamais une égalité parfaite. Les hommes ne s'additionnent pas comme des chiffres, on ne peut jouer avec leur dignité. Il y aura toujours, quelque part, à une certaine époque, une inégalité. Qu'elle soit économique, sexuelle, ethnique. Comme disait Jules Renard, "Les hommes naissent égaux. Dès le lendemain, ils ne le sont plus." Le monde est inégal parce que les hommes sont différents. C'est ce qui fait le charme de la vie. Orwell nous demande de nous battre pour l'égalité, mais pas au sens où nous l'entendons. Si l'homme ne peut être égal à son voisin, qu'il soit au moins égal à lui-même. Qu'il puisse, à défaut de dire "nous sommes les mêmes", proclamer : "je suis moi-même". N'est-ce pas la plus grande victoire possible que celle qu'on a sur soi? Une société totalitaire exige l'égalité des hommes pour faire oublier, à chacun, sa valeur. Stratégie diabolique, stratégie qui fonctionne : sait-on encore ce que vaut l'homme?


"Le crime de penser n'entraîne pas la mort, le crime de penser est la mort." : la naissance de cette idée dans l'esprit de Winston a déclaré sa perte. Si penser c'est mourir, il faut ne pas penser pour vivre. Et quoi de mieux, pour ne pas penser, que d'adopter la pensée d'un autre? "Il y a quelque chose de pire que d'avoir une mauvaise pensée. C'est d'avoir une pensée toute faite" disait Péguy. La pensée toute faite nécessite une démission de la pensée, donc une négation de son humanité. Les totalitarismes n'ont jamais souhaité autre chose. C'est d'ailleurs ce que sous-entend une des devises du Parti : "l'ignorance c'est la force". Pour empêcher l'homme de penser, il faut lui ôter l'opportunité de savoir. Il faut restreindre son savoir grâce à la novlangue, dont le but non dissimulé est de "rendre littéralement impossible le crime par la pensée car il n'y aura plus de mots pour l'exprimer". "Chaque année, de moins en moins de mots, et le champ de la conscience de plus en plus restreint". Ce cas précis mériterait une étude particulière qui mènerait inévitablement à une comparaison avec les récentes réformes de l'Education Nationale. Julia Sereni, chercheur associé au CERU, a analysé avec lucidité le nouveau jargon pédagogiste, produit d'une idéologie qui s'attaque à la transmission du savoir, dans son très bon article intitulé Réformes du collège : la novlangue obligatoire De quoi donner raison, encore une fois, à Orwell. Ne pas penser, c'est bien-penser. C'est "dire des mensonges délibérés tout en y croyant sincèrement". La bien-pensance est la maladie de notre société parce qu'elle anesthésie les consciences. Elle est une nécessité sociale, une sécurité culturelle. Néanmoins, on ne peut lui opposer la liberté de penser. Parce que depuis le merveilleux Siècle des Lumières, dont nous sommes si fiers, nous nous sommes pris à notre propre piège. Nous défendons tellement la tolérance et le respect que nous avons peur d'en manquer. La liberté de penser est un danger, car elle suppose que nous avons aussi la liberté d'avoir une mauvaise pensée. Alors y a-t-il meilleure échappatoire que la bien-pensance, derrière laquelle nous nous réfugions et nous crions à l'intolérance dès qu'une occasion se présente? Ni en 1984 ni en 2016 nous ne sommes parvenus à savoir que penser, de manière à ne choquer personne. Les propos du Front National choquent autant que les caricatures de Charlie Hebdo. Y en a-t-il un qui pense "bien" et un autre qui pense "mal"? Que faut-il choisir pour ne pas choquer : à gauche, à droite, entre les deux? Rien de tout cela. Écoutons plutôt Orwell, qui une fois de plus nous apporte une réponse éclairante : "la liberté, c'est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Lorsque cela est accordé, le reste suit." En d'autres termes, notre pensée doit avant tout être une pensée vraie. Nous devons désirer la vérité, celle qui échappe à Smith parce qu'au sein du Parti, "le mensonge est toujours en avance d'un bond sur la vérité" et celle qui nous échappe parce qu'à défaut de croire en la Vérité, nous démontrons scientifiquement des vérités qui n'en sont pas. Si nous retrouvons ce désir de vérité, le reste suivra.


Déconstruire pour détruire l'homme

La finalité intrinsèque et humaine du totalitarisme ne nous est pas connue. Les conséquences du communisme en URSS, du nazisme en Allemagne, du fascisme en Italie, pour ne citer que les expériences les plus célèbres – et les plus tragiques -, sont souvent les mêmes : des morts. Beaucoup de morts. Hommes et femmes, enfants et vieillards : le même sort. Qu'est-ce qui les réunissait? Pourquoi un tel massacre? Nous devons étudier les moyens qu'emploie le totalitarisme pour en comprendre la fin. Et pour cela, rien de mieux que d'ouvrir 1984. Qu'y trouve-t-on? Le lent processus de déconstruction de tout ce qui touche l'homme. De tout ce à quoi il tient. De tout ce qui fait de lui un homme. Les sentiments, d'abord, étaient visés : "Le Parti essayait de tuer l'instinct sexuel ou, s'il ne pouvait le tuer, de le dénaturer et de le salir." Aujourd'hui aussi, l'amour est sali. Il est réduit à la sexualité, qui n'est que son expression, et il est sollicité sans cesse. La pornographie est le "Ministère de l'Amour" de 1984, puisqu'elle excite notre instinct sexuel et lui apporte toujours une satisfaction. De même, le totalitarisme détruit la famille, qui est la première pierre de la construction, en éloignant l'homme de sa nature. Les parents n'ont plus d'utilité puisqu'"on poussait systématiquement les enfants contre leurs parents". Et pire encore, on supprime la joie de donner la vie : "la procréation sera une formalité annuelle, comme le renouvellement de la carte d'alimentation." Il ne faut plus construire de famille parce que l'homme s'y épanouit trop.

 Le libéralisme est le nouveau totalitarisme lorsqu'il prône un individualisme irresponsable et un capitalisme conquérant.


Vient alors une des questions les plus fascinantes du livre qui constitue la ressemblance la plus frappante avec notre société. Le totalitarisme détruit la nature humaine. Tout est révélé au moment où O'Brien, porte-parole du Parti pendant tout le livre, déclare : "Nous faisons les lois de la nature. Nous créons la nature humaine." Affirmation on ne peut plus paradoxale : l'homme dépend des lois de la nature, et non l'inverse. Mais O'Brien ne dit pas cela au hasard. Il est clair dans son esprit qu'il souhaite supprimer la nature. Dès lors, plus rien n'est naturel, tout est culturel. C'est ce que Paul Crutzen, prix Nobel de chimie, résumait comme le "passage d'un monde dominé par la nature à un monde dominé par l'homme". Aujourd'hui, cette disparition du naturel se ressent, lorsque les hommes ne parviennent pas à se mettre d'accord sur des questions comme le mariage homosexuel, l'avortement, l'euthanasie, la préservation de l'environnement. Nous ne cherchons plus à découvrir ce qui est légitime, nous nous contentons du fait que nos actions soient légales. Devant les lois inhumaines dictées par le Parti, le seul moyen de rester humain était de faire comme cette vieille femme, honnête et respectée, qui "possédait une sorte de noblesse, de pureté, simplement parce que les règles auxquelles elle obéissait lui étaient personnelles." Faudra-t-il en arriver jusque-là?


La finalité du totalitarisme paraît maintenant plus claire. Après avoir déconstruit tout ce qui tenait l'homme en vie, il veut le détruire, le déshumaniser, l'annihiler. O'Brien ajoute : "Nous avons coupé le lien entre l'enfant et les parents, entre l'homme et l'homme, entre l'homme et la femme." Après l'avoir libéré de toutes ses contraintes, le totalitarisme veut libérer l'homme de lui-même. C'est ce que Smith finit par comprendre : "Le but poursuivi était, non de rester vivant, mais de rester humain." Les hommes, envoûtés et aveuglés par ce système, n'étaient plus des hommes, puisque la pensée, le propre de l'homme, leur a été ôtée. Cette volonté de détruire l'homme a été remarquée lors des expériences monstrueuses de Staline et d'Hitler. On a donc voulu la ranger dans les extrêmismes que sont le communisme et le fascisme. Mais la société dans laquelle nous vivons n'est pas moins totalitaire pour autant. Si la mort de l'homme en URSS ou dans l'Allemagne nazie a donné naissance à la masse difforme et impersonnelle du peuple, elle a vu naître dans nos sociétés démocratique et libérale un personnage nouveau, encore plus manipulable et inhumain : l'individu. Voilà pourquoi le libéralisme est le nouveau totalitarisme, lorsqu'il prône un individualisme irresponsable et un capitalisme conquérant. Il s'arme d'une propagande publicitaire toujours plus audacieuse, poursuit l'homme jusque dans sa propre maison, le surveille et le manipule, comme le Parti a pu le faire pour le malheureux Winston. Aujourd'hui, il cache derrière de grands mots : libre-échange, mondialisation, marché, compétition, citoyen du monde, simples à comprendre, l'idée beaucoup plus complexe d'un homme nouveau, déraciné de sa patrie, de sa famille, de sa terre et de lui-même. Cet individu, esclave de ses besoins, désireux de profit, est peut-être libéré, mais il n'est pas libre. Orwell avait raison.





De 1984 à 2016, du mythe à l'Histoire

Que faut-il croire? Qui faut-il écouter? 1984 reste-t-il un mythe, une utopie dérisoire? Ou y a-t-il une part de vérité dans le songe biblique que George Orwell fit au lendemain de la seconde guerre mondiale? L'Histoire nous répond oui. Oui, George Orwell avait raison. Nous vivons dans le plus terrifiant totalitarisme jamais connu. Mais ce n'est pas celui que nous attendions. Il est des plus perfide et malicieux car nous n'en voyons pas les effets. En fait, ses effets nous plaisent. Ils sont notre quotidien. Aldous Huxley, dans un livre qui mériterait d'être autant étudié que celui d'Orwell, Le meilleur des mondes, analyse avec intelligence cette fausse situation : "La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparences de la démocratie, une prison sans murs dont les prisonniers ne songeraient même pas à s'évader. Un système d'esclavage où, grâce à la consommation et au divertissement, les esclaves auraient l'amour de leur servitude." Huxley aussi, était un visionnaire. Nous sommes prisonniers d'un monde sans murs, sans frontières, sans morale à partir du moment où nos "actions ne nuisent pas à autrui". Nous sommes les esclaves d'une main invisible, de spéculateurs sans noms, de bureaucrates européens. Et, malgré tout, nous les aimons. Parce que nous ne sommes déjà plus des hommes. Nous sommes des individus. Sans identité et sans destination. Et Orwell nous donne sa propre vision quand Goldstein dit à Smith : "Vous désirez une image de l'avenir, imaginez une botte piétinant un visage humain... éternellement." Sommes-nous la botte qui piétine ou le visage humain qui souffre? Il est temps de choisir notre camp. Parce que 1984, c'est demain. Tout dépend de ce que nous écouterons, de ce que nous dirons, de ce que nous regarderons, de ce que nous ferons demain. Ce qui est fabuleux avec l'homme, c'est qu'il construit son humanité autant qu'elle le construit.


1984 finit d'une façon tragique pour Winston Smith, puisque les dernières phrases du livre sont : "La lutte était terminée. Il aimait Big Brother." Notre lutte est celle de Caïn contre Abel, d'un frère contre un frère, de l'individu contre l'homme. Lequel sommes-nous? Orwell nous avait prévenu, mais nous ne l'avons pas compris assez tôt. L'heure du crime de Caïn approche. A vrai dire, il l'a peut-être déjà tué. C'est pour cela que l'on proclame la "fin de l'Histoire". Le libéralisme semble avoir vaincu toute autre forme de vie. Comment le savoir? Demandons-le à Abel. Abel, c'est ce que l'homme n'a pas encore touché de ses mains sales, c'est l'enfant qui vient de naître, c'est le silence de la nature et la musique de l'esprit. Abel, c'est vous. Et que répondra-t-il? Que George Orwell avait raison.

4 commentaires:

  1. Un ramassis d'aneries comme d'habitude avec le prisme.

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    1. Merci ça me touche !
      Néanmoins, le Prisme étant un blog de débat, on attend que tu nous expliques pourquoi on a tort et pourquoi tu raison

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  2. je viens de lire cet article que je trouve (au contraire de l'Anonyme dont l'argumentation me laisse pantois !) extrêmement intéressant. Il donne des pistes de réflexions pertinentes sur l'ouvrage d'Orwell (et celui d'Huxley également) et il est bon de les aborder au regard de ce que notre monde est aujourd'hui. Merci de l'avoir écrit ! Xavier

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  3. Très bon article, les réflexions sont intéressantes d'autant que je viens de finir la lecture de 1984

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