Hommage du Prisme à Madame Gabrielle Galau

Chers lecteurs et chers amis,


C'est avec émotion et stupeur que cinq rédacteurs du Prisme ont vu Madame Gabrielle Galau, professeur d'histoire à Stanislas, mourir d'une crise cardiaque à Scy-Chazelle lors d'un voyage scolaire. Nous aimerions témoigner de ce qu'a été Mme Galau pour nous, ses élèves.

C'était un personnage réputé dans tout le lycée, pour ses expressions, ses mimiques, ses bons mots qui ont contribué à sa légende. Combien de fois n'avons-nous pas ri en nous rappelant ses exigences atypiques: "il faut élever le niveau de réflexion, précisez les contenus !", "contextualisez !" ?  Elle déforestait à coups d'interrogations, qu'elle lézardait rapidement de son stylo noir. C'était un professeur doté d'un talent rhétorique rare, une spécialiste de géopolitique, passionnée par le Moyen-Orient et la Russie.

Mme Galau était surtout une grande travailleuse, exigeante aussi bien avec ses élèves qu'avec elle-même. Elle était d'une profonde gentillesse et d'une grande bienveillance. Ses cours d'histoire et de géographie, toujours très complets, faisaient peut-être souffrir nos poignets, mais remplissaient notre tête de "beaucoup de contenus hyper précis". Mme Galau nous a énormément transmis. Mais au-delà des cours qu'elle nous donnait avec une grande ponctualité, elle nous a donné des méthodes de travail inédites mais que nous ne regretterons pas d'avoir acquises. Nous considérant comme des "étudiants", elle nous traitait comme des "étudiants" pour nous préparer pour "le supérieur". Et nous ne doutons nullement que cette préparation nous aidera l'année prochaine, quelle que soit notre orientation. 

Comme l'a rappelé M. Gautier, le directeur de Stanislas, dans son discours d'hommage, Mme Galau nous a tant incité à "donner du sens" non seulement dans nos copies, mais aussi dans nos vies. Donner du sens à nos vies.

Et on peut dire qu'elle a toujours montré l'exemple. Ne supportant pas l'idée de rater une heure de cours, elle était un professeur passionné, toujours dévoué à ses élèves. Elle n'hésitait d'ailleurs pas à prodiguer des conseils aux élèves en difficulté. Elle vivait son cours, nous refaisait l’histoire devant nous, nous extirpant des schémas de pensée simplistes pour nous donner une profondeur de réflexion. Comme elle se plaisait à le rappeler, son but était de nous donner “des clés de lecture”. Pour le cours, mais aussi pour notre vie future.

Aujourd'hui, nous sommes tous effondrés et sous le choc. Quand Mme Blanc, l’autre professeur d’histoire, au bord des larmes, a annoncé : “ce n’est pas une bonne nouvelle, Mme Galau est décédée.”, nos gorges se sont nouées et nos cœurs se sont serrés. Nous nous sommes recueillis quelques minutes dans une église située de l'autre côté de la route. Triste clin d’œil pour cette femme pieuse, fervente croyante, capable d’écrire au tableau “Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie” en entrant dans une classe. Aujourd’hui, nous prions toujours pour le repos de son âme. Mais au-delà de nos croyances respectives, nous sommes tous d'accord pour garder vivant le souvenir de Mme Galau. Cela passe par un hommage mais aussi par un travail de mémoire. Nous invitons donc tous ceux qui ont des souvenirs d'anecdotes, d'histoires avec Mme Galau à nous les envoyer afin que nous puissions les compiler et garder ensemble le souvenir de Mme Galau, une professeur légendaire de l'histoire de Stanislas. 

Nous assurons sa famille et ses proches de notre compassion, ainsi que Messieurs de Vautibault et Antoniol et Mesdames Isic et Blanc, qui nous ont accompagnés et pour qui le choc a dû être d'autant plus violent qu'ils ont du se charger de notre retour. Nous les remercions pour leur dévouement et leur sang-froid dans ces moments tristes et difficiles.


Merci Madame Galau !


La rédaction du Prisme

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